© Schott Archiv/Peter Andersen
György Ligeti
Compositeur hongrois naturalisé autrichien né en Transylvanie le 28 mai 1923 et mort à Vienne le 12 juin 2006.
Né le 28 mai 1923 à Dicsöszenmárton (Transylvanie), György Ligeti effectue ses études secondaires à Cluj où il étudie ensuite la composition au conservatoire auprès de Ferenc Farkas (1941-1943). De 1945 à 1949, il poursuit ses études de composition avec Sándor Veress et Ferenc Farkas à l'Académie Franz Liszt de Budapest où il enseigne lui-même l'harmonie et le contrepoint entre 1950 et 1956. Il fuit alors la Hongrie suite à la révolution de 1956 et se rend d'abord à Vienne, puis à Cologne où il est accueilli notamment par Karlheinz Stockhausen. Là, il travaille au Studio électronique de la Westdeuscher Rundfunk (1957-1959) et rencontre Pierre Boulez, Luciano Berio, Mauricio Kagel... En 1959, il s'installe à Vienne et obtient la nationalité autrichienne en 1967.
Dans les années soixante, György Ligeti participe chaque année aux cours d'été de Darmstadt (1959-1972) et enseigne à Stockholm en tant que professeur invité (1961-1971). Lauréat de la bourse du Deutscher Akademischer Austausch Dienst de Berlin en 1969-1970, il est compositeur en résidence à l'Université de Stanford en 1972. De 1973 à 1989, il enseigne la composition à la Hochschule für Musik de Hambourg. Depuis, il partage son existence entre Vienne et Hambourg. György Ligeti a été honoré de multiples distinctions, dont le Berliner Kunstpreis, le Prix Bach de la ville de Hambourg, ou le Prix de composition musicale de la Fondation Pierre de Monaco.
Durant la période hongroise, sa musique témoigne essentiellement de l'influence de Bartók et Kodály. Ses pièces pour orchestre Apparitions (1958-1959) et Atmosphères (1961) attestent d'un nouveau style caractérisé par une polyphonie très dense (ou micro-polyphonie) et un développement formel statique. Parmi ses œuvres les plus importantes de cette période, on peut citer le Requiem (1963-1965), Lux aeterna (1966), Continuum (1968), le Quatuor à cordes n° 2 (1968) et le Kammerkonzert (1969-1970).
Au cours des années soixante-dix, son écriture polyphonique se fait plus mélodique et plus transparente, comme on peut le remarquer dans Melodien (1971) ou dans son opéra Le Grand Macabre (1974-1977/1996). Nombre de ses œuvres témoignent également de son souci d'échapper au tempérament égal, à commencer par Ramifications (1968-1969).
Dans les années quatre-vingt, il développe une technique de composition à la polyrythmie complexe influencée à la fois par la polyphonie du XlVe siècle et différentes musiques ethniques : Trio pour violon, cor et piano (1982), Etudes pour piano (1985-1995), Concerto pour piano (1985-1988), Concerto pour violon (1990-1992), Nonsense Madrigals (1988-1993) et la Sonate pour alto solo (1991-1994).
En 1997, György Ligeti compose une seconde version du Grand Macabre, créée à Salzbourg en juillet 1997. Après un concerto pour cor et ensemble Hamburg Concerto et un dernier cycle de chansons, Síppal, dobbal, nádihegedüvel, pour mezzo-soprano et ensemble de percussions (2000), l'achèvement du troisième livre d'Études pour piano, en 2001 clôt son catalogue.
© Ircam-Centre Pompidou, 2008
Par Philippe Albèra
La tragédie de l'histoire
Son apprentissage de la musique a connu les mêmes vicissitudes : enfant précoce, il entend depuis tout petit de la musique intérieurement, mais son père le destine à une carrière scientifique. Il obtient à quatorze ans de suivre des cours de piano après avoir voulu apprendre le violon comme son frère aîné. Il écrit d’emblée des pièces pour son instrument, se laisse impressionner par des poèmes symphoniques de Richard Strauss et se jette dans la lecture d’un traité d’orchestration, entame la composition d’un quatuor à cordes et d’une symphonie. L’étude approfondie de l’harmonie et du contrepoint ne sera toutefois possible qu’après la guerre à l’Académie de Budapest, entre 1945 et 1949. Ligeti a raconté le début de ses études, marqué par la levée du drapeau noir au-dessus de l’Académie pour annoncer la mort de Bartók à New York, et sa rencontre avec György Kurtág, venu étudier là comme lui. Grâce à l’appui de Zoltán Kodály, Ligeti peut enseigner l’écriture dès 1949 ; il rédige deux traités d’harmonie qui feront plus tard référence. Toujours à l’incitation de Kodály, il entame des travaux ethnomusicologiques en Transylvanie, profitant de son bilinguisme. Il écrit de nombreuses œuvres, certaines inspirées par le folklore, d’autres plus personnelles qu’il gardera par-devers lui. Si la période qui suit immédiatement la fin de la guerre est encore relativement libérale, à partir de 1948, le stalinisme s’abat brutalement sur la Hongrie : les œuvres les plus audacieuses de Bartók sont interdites, comme toute la musique moderne, les radios occidentales sont brouillées, les échanges avec l’Ouest quasiment impossibles. Après la révolution de 1956, réprimée par les troupes soviétiques, Ligeti s’enfuit clandestinement avec sa femme et se réfugie en Autriche. Il ira aussitôt à Cologne pour travailler avec Stockhausen et Eimert.
Il est important de mentionner cette biographie tourmentée car elle fonde, bien qu’en partie secrètement, les choix esthétiques du compositeur. La dimension tragique, dans sa musique, sera en effet travestie sous des traits ironiques et humoristiques, et l’expressivité toujours médiatisée par un travail de construction poussé à l’extrême. Echappant au pathos immédiat comme aux systèmes fermés sur eux-mêmes, sa musique se veut iconoclaste, jouant sur la contradiction. Cet esprit critique, volontiers provocateur, Ligeti se l’est appliqué à lui-même : chaque œuvre remet en question la précédente et explore des possibilités et catégories nouvelles. Sa défiance vis-à-vis d’une mise en scène pathétique du sujet, que l’on pourrait qualifier d’anti-romantique, est adossée au vécu. Comme chez Paul Celan, l’expression subjective meurtrie par l’histoire est recomposée dans la langue musicale, une langue qui n’est jamais une « forme de représentation », mais dans laquelle, suivant d’ailleurs l’exemple du poète Sándor Weöres, qui fut aussi son ami, le contenu est absorbé et produit par la forme. L’exemple le plus explicite de cette démarche est une « œuvre » qui fut perçue comme une véritable provocation au moment de sa création à l’occasion de la remise d’un prix officiel à Hilversum : le Poème symphonique pour cent métronomes (1962). Le titre est en soi déjà porteur de multiples significations teintées d’ironie ; le processus qui conduit inexorablement à l’extinction du mouvement des métronomes, après un début chaotique puis des superpositions de structures rythmiques différentes, en grande partie aléatoires, est celui d’une individualisation progressive des objets, laquelle inverse le processus par lequel les individus furent transformés en objets ; il possède une réelle force expressive, on peut même dire tragique, comme un souffle de mort qui atteint de façon implacable chacun des cent métronomes jusqu’au dernier râle du dernier d’entre eux. Ligeti n’a toutefois rien dit des significations cachées d’un tel processus d’anéantissement, pourtant plus éloquent que n’importe quelle musique pathétique.
Dans la production de Ligeti, la division en trois périodes s’impose d’elle-même : période hongroise jusqu’en 1956, période des expérimentations et de la micropolyphonie jusqu’aux années 1970, enfin syncrétisme stylistique de la période de maturité.
D’est en ouest
La pièce qui devait suivre, Vísiók pour orchestre (1956), représentait un pas décisif que Ligeti ne pourra réaliser qu’après son exil, lorsqu’il aura pris connaissance des différentes œuvres de la modernité occidentale : celles historiques de l’École de Vienne, de Stravinsky, Varèse ou Ives, et celles contemporaines de Messiaen, Boulez, Stockhausen, etc. Comment saisir cette mutation ? Ligeti avait développé, dans sa première période, un type d’écriture fondé à la fois sur une « tonalité » chromatique, où les intervalles s’organisent autour d’un centre, assurant l’intégration de certaines structures modales ou de certains contours mélodiques liés au folklore, et sur un travail motivique-thématique permettant la construction de la forme. Or, dès le début des années cinquante, Ligeti cherche à se dégager de cette forme de pensée et de cette emprise du style bartókien. C’est ainsi qu’il imagine des structures mouvantes dans lesquelles les intervalles sont neutralisés et les éléments thématiques éliminés, le déroulement temporel n’apparaissant que sous une forme statique, comme déplacement dans l’espace. Le matériau n’est plus thématique et harmonique au sens traditionnel, il repose sur des clusters caractérisés par leurs structures internes (ambitus, tessiture, échelle de référence, dynamique, timbre), travaillés formellement selon le principe du montage : les liaisons entre les moments sont de caractère associatif plutôt que déductif, incluant des types d’expression très différents, voire contradictoires ; dans des œuvres comme Apparitions (1958-1959) ou Atmosphères (1961), elles sont aussi liées à des images visuelles, à des effets synesthésiques. Ces deux œuvres emblématiques du changement de style de son auteur sont, selon ses propres mots, des « musiques à programme sans programme ». Ces « conglomérats statiques, sans mélodie, sans rythme, construits d’après des proportions géométriques », s’inspirant de peintures comme celles de Klee ou de Miró, proviennent pour partie de l’expérience électro-acoustique menée en 1957-1958 à Cologne (notamment Artikulationen) où Ligeti s’est installé, et pour partie de sa réception critique de la musique récente (Structures Ia de Boulez, Gruppen de Stockhausen, mais aussi Webern).
Juste après ces premières œuvres qui établirent sa réputation internationale, Ligeti se tourne vers des formes plus ironiques, liées au happening, comme L’Avenir de la musique, les Trois bagatelles pour un pianiste (réponse humoristique au John Cage de 4’33), ou Fragment pour orchestre de chambre, qui raille ses propres Apparitions – trois expériences réalisées en 1961. L’œuvre marquante de cette tendance est une brève pièce de théâtre musical, Aventures pour trois chanteurs et sept instrumentistes, caractérisée par une discontinuité fondée sur des gestes variés et souvent abrupts, et sur toute une série d’archétypes expressifs. Il s’agit pour lui de « traduire directement des émotions et des comportements humains » sans passer par la médiation du texte, mais à partir d’éléments purement phonétiques. Des catégories expressives comme « ironie », « tristesse », « humour », « érotisme » et « peur » structurent la forme, divisée en neuf parties. La dérision d’Aventures et le dramatisme du Requiem (composé entre 1963 et 1965 pour un très grand effectif) sont ainsi liés en profondeur, comme c’est le cas au même moment chez Bernd Alois Zimmermann avec le Requiem pour un jeune poète et la Musique pour les soupers du roi Ubu.
Les conglomérats sonores apparemment informes des œuvres orchestrales précédentes laissent place, dès le Requiem, à des entrelacs de lignes contrôlés par des procédés contrapuntiques et utilisant des principes polymétriques élémentaires, ce que lui-même a baptisé « micro-polyphonie », avant de préférer à ce terme celui de « polyphonie sursaturée ». Si l’on y regarde de près, on décèle des formes mélodiques en degrés conjoints, enfouies dans la texture. Elles vont remonter à la surface dans les œuvres ultérieures. On remarque aussi le développement du principe chromatique autour d’un axe. Ligeti suit la leçon de Bartók : il ne part pas du chromatisme généralisé dont seraient déductibles les formes singulières, mais conçoit le chromatisme comme un moment où l’espace harmonique remplit l'espace harmonique par des procédés additifs (ce qui l’amènera bientôt vers les micro-intervalles, avec Ramifications pour deux groupes d’instruments à cordes accordés à distance d’un quart de ton, puis avec différentes œuvres de la décennie suivante). Il est significatif que dans les deux cas – l’écriture mélodique-thématique et la pensée harmonique – Ligeti refuse toute absolutisation dans le sens du sérialisme de Darmstadt : les structures mélodiques sont cachées, non reconnaissables, mais présentes ; l’opposition entre diatonisme et chromatisme, entre intervalles ou accords et clusters est mainenue. Ligeti s’oppose à toute forme d’idéologie, y compris à l’intérieur du champ esthétique.
La complémentarité entre des formes vagues, statistiquement saisissables, et des formes nettes, exactement déterminées, prend de l’importance avec le Kammerkonzert pour treize instruments de 1969-1970 ou Melodien (1971). Elle se retrouve dans une pièce au titre évocateur, Clocks and Clouds, pour douze voix de femmes et petit orchestre (1972-1973), inspirée par une étude scientifique de Karl Popper, où Ligeti tente de saisir les états intermédiaires dans lesquels des « complexes périodiques et polyrythmiques deviennent, en fondant, diffus et fluides, et vice versa ». Cette œuvre, avec San Francisco Polyphony pour orchestre (1973-1974), constitue le point d’aboutissement de la deuxième période créatrice chez Ligeti. Dans toutes ces œuvres, Ligeti privilégie des formes musicales se transformant et se déployant par elles-mêmes, selon leurs processus internes. La logique déterministe est remplacée par des formes d’illuminations, des ruptures et des visions imprévisibles. C’est ce qui rapproche Ligeti des mouvements surréalistes et dadaïstes, ou encore de Fluxus. C’est aussi ce qui confère à sa musique une aura particulière : le développement presque systématique de certaines idées simples, sous la forme de processus, se brise sous l’effet de sa propre logique et d’interventions d’ordre poétique. Dans ses œuvres hautement sophistiquées, il y a toujours un élément brut, élémentaire, qui intervient par contraste, refusant ostensiblement d’entrer dans le « système » apparent de l’œuvre.
Le folklore réinventé
La critique n’a pas bien vu, à l’époque, à quel point le Trio avec cor (1982) prolongeait un tel programme, déjà inscrit dans des œuvres comme Monument, Selbstportrait, Bewegung pour deux pianos (1976) ou encore Hungarian Rock et Passacaglia ungherese pour clavecin (1978). Ligeti y affrontait l’esthétique postmoderne au travers de Brahms et Beethoven dans une pièce de musique de chambre en quatre mouvements reposant sur des structures thématiques facilement identifiables et sur une disposition de l’écriture apparemment redevenue conventionnelle. Cette série d’œuvres constitue le passage à un style nouveau dans lequel Ligeti renoue avec certains éléments de sa première période à un niveau totalement différent, en faisant resurgir le visage de Bartók. Ce n’est pas le moindre mérite de Ligeti que d’avoir ainsi échappé à l’académisme de son propre style, y compris celui de la dérision propre à son opéra, et d’avoir réinterprété l’esthétique composite de ce dernier d’une manière nouvelle.
Si les œuvres de la seconde période avaient caché leurs processus dans des intrications mélodico-rythmiques, celles de la troisième période exhibent leur structure profonde en pleine lumière. On y retrouve des entités motiviques ou thématiques, traitées dans une polymétrie généralisée, selon le principe d’une écriture faite de plusieurs couches superposées. Le Concerto pour piano (1984-1988) est un exemple significatif de cette écriture. Dès le début du premier mouvement, le piano présente deux couches métriques indépendantes, auxquelles vont s’ajouter celles de l’orchestre. Ces décalages, qui créent une tension interne, aboutissent à des moments d’exacerbation où l’on passe d’une disposition à une autre par rupture. La forme, chez le dernier Ligeti, est souvent conçue comme une suite de processus menant à un point de rupture, après quoi un nouveau processus se développe dans une disposition timbrique différente. Dans le quatrième mouvement du Concerto, Ligeti a développé une forme s’appliquant aux structures locales et à la structure globale, s’inspirant des fractales révélées par le mathématicien Benoît Mandelbrot. On peut ainsi relever une certaine continuité chez lui dans l’application de structures géométriques ou mathématiques à la forme musicale, depuis son engouement pour la section d’or à ses débuts, liée aux analyses de la musique de Bartók par Ernö Lendvai, jusqu’aux formes fractales, en passant par les structures illusionnistes de Maurits Escher, dont il a tenté certaines transpositions. Mais Ligeti développe en même temps une veine profondément mélodique, notamment dans le Concerto pour violon (1990-1992) et dans la Sonate pour alto solo (1991-1994), deux œuvres chargées d’une émotion particulière, où les phrases ont une ampleur lyrique inhabituelle. Faut-il penser que le violon, et par dérivation l’alto, ont ranimé les souvenirs de l’enfance, et notamment celui du jeune frère disparu dans les camps ? La Sonate pour alto solo s’ouvre sur une évocation mélancolique de la musique populaire de Transylvanie.
Dans la synthèse ligetienne des années 1980 et 1990, on retrouve donc le lien au folklore, mais élargi aux musiques de l’Afrique et des Caraïbes, la volonté de développer une écriture mélodico-harmonique diatonique, aussi éloignée des restaurations tonales que du chromatisme généralisé, et incluant les intervalles naturels (qu’il a particulièrement développés dans l’écriture de cor ou par différentes scordaturas aux cordes), la généralisation du contrepoint, aussi bien mélodique que rythmique, comme forme d’organisation du discours musical et dans la composition des textures, et l’idée d’une musique essentiellement pulsée, ou plus exactement fondée sur différents courants de pulsations, partiellement abandonnée durant sa seconde période. La virtuosité, à la fois forme d’expression et façon de pousser le matériau à ses limites, est au centre des dernières œuvres, et en particulier des trois livres d’Études pour piano (1985-2001) et des concertos pour piano et pour violon. Dans toutes ces œuvres, l’énergie expressive, un impetus souvent irrésistible, s’accompagne de formes de lamentations qui laissent transparaître un ton plus subjectif, du moins en apparence. L’ironie mordante de la seconde période, qui avait culminé dans les pièces théâtrales, devient plus rare, resurgissant tout de même dans l’une des toutes dernières œuvres, Síppal, dobbal, nádihegedüvel (2000) pour voix et quatre percussions, dans laquelle Ligeti retrouve Weöres.
Les Études pour piano constituent le fil rouge qui traverse toute cette dernière période du compositeur : elles offrent une ample image de l’imaginaire ligetien, de ses préoccupations techniques, esthétiques et expressives ; elles sont un véritable laboratoire de sa pensée musicale. Le compositeur a lui-même relevé la dimension tactile de son invention, inscrite dans la riche généalogie des compositeurs-pianistes (Scarlatti, Chopin, Schumann et Debussy) à laquelle il aurait aimé appartenir. Elle s’enrichit de l’influence de différentes musiques africaines, mais aussi des Studies for player piano de Nancarrow, voire même du piano de Thelonious Monk, ce qui a conduit Ligeti à des structures en mouvement échappant aux barres de mesures, et à créer des phénomènes résultants à partir de combinatoires sophistiquées, de patterns dont il a trouvé la source dans certaines musiques africaines. Désordre, pièce inaugurale d’une série qui en comporte quinze, est représentative d’une idée inlassablement poursuivie par Ligeti : créer une impression de chaos à partir d’un ordre strict, et mener l’auditeur d’une idée simple à une configuration complexe par le franchissement de différents seuils. La dernière étude du deuxième livre, Coloana infinitä, inspirée de la sculpture du même nom de Brancusi, est aussi révélatrice d’une progression inexorable et illusoire dans laquelle le temps est perçu comme espace ; elle s’arrête brutalement, à l’extrême-aigu du clavier, dans la nuance la plus forte possible, comme aspirée par le vide. Si les œuvres de Ligeti créent un monde imaginaire riche en illusions acoustiques et spatio-temporelles, elles ouvrent aussi à un espace imaginaire qui excède les instruments et les possibilités combinatoires de l’écriture. C’est là une forme de transcendance laïque. Il faut, pour contempler l’infinité des mondes possibles, atteindre une position limite. Mais la même étude, perçue de façon plus anthropomorphique, s’apparente à un geste de révolte, à un cri poussé jusqu’à l’extrême des forces, à un puissant désir de transgression des limites existantes.
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La musique de Ligeti explore le rapport entre une surface musicale que l’on peut saisir spontanément – elle contient des événements, des points de repères, des formes élémentaires – et des constructions complexes, souvent fondées sur des procédés canoniques qui échappent à une saisie immédiate. La couche profonde provient elle-même de calculs préalables et de combinatoires serrées, de lois que le compositeur s’est imposées, mais la plupart du temps détournées, déviées au moment de la composition, afin d’obtenir le résultat désiré. Aussi faudrait-il toujours percevoir derrière la continuité apparemment lisse de certaines textures les micro-articulations qui vont finir par provoquer une mutation formelle, ou derrière un style hâché, une continuité sous-jacente qui unifie des moments contradictoires. Cet illusionisme vise une forme d’épiphanie, celle de chaque moment en tant que tel, l’« ici et maintenant » de la fin du Grand Macabre, mais aussi celle de l’œuvre comme un tout. De même, le rapport entre construction et subjectivité, qui comprend les moments dramatiques et leur propre dérision, conduit à exprimer la vérité dans sa forme contradictoire, au-delà des dichotomies traditionnelles : elle existe dans son mouvement même, mais un mouvement qui semble figé et se présente sous la forme de strates non réductibles à l’unité. On pourrait parler de paradoxe si la quête ligetienne n’était pas d’aller aux limites de ce que la pensée, sous la forme sensible de la musique, permet d’atteindre, au-delà de toute conceptualisation verbale. La capacité du compositeur à réaliser un tel programme au niveau technique le plus élevé fait de son œuvre dans son ensemble l’une des plus remarquables de son siècle, une référence essentielle pour la culture de son époque.
Sources
- Les citations de György Ligeti sont tirées de ses entretiens avec Pierre Michel dans le livre que ce musicologue lui a consacré sous le titre György Ligeti, compositeur d’aujourd’hui (Paris, Minerve, 1985) ainsi que des notices rédigées par Ligeti pour accompagnent l’édition discographique complète de ses œuvres (Teldec Classics).
- La citation sur le Grand Macabre provient d’un entretien avec Edna Politi paru dans la revue Contrechamps n° 4, Genève/Lausanne, 1985.
- On peut aussi consulter les Neuf Essais sur la musique de Ligeti, choisis par lui (Contrechamps, Genève, 2001), ainsi que le double numéro de la revue Contrechamps consacré à Ligeti et Kurtág, n° 12-13, Genève/Lausanne, 1990.
- Sur la période hongroise du compositeur, on lira Simon Gallot, György Ligeti et la musique populaire, Lyon, Symétrie, 2010.
- Effectif non spécifié
- Die Zukunft der Musik dé/collage n° 3, composition collective, provocation musicale pour un conférencier et son auditoire (1961)
- Musique électronique / sur support / instruments mécaniques
- Artikulation pour bande magnétique (1958), 4 minutes, Schott
- Glissandi pour bande (1957), 7 minutes, Schott
- Pièce électronique n° 3 pour bande (1957-1958), 8 minutes, Inédit
- Musique soliste (sauf voix)
- 8 kis Induló pour piano (1948), partition perdue
- Ballada pour piano, d'après des chansons folkloriques hongroises (1947), 8 minutes, partition perdue
- Cahiers d'exercices pour piano ou orgue (1942-1948), Inédit
- Capriccio n° 1 - Invention - Capriccio n° 2 pour piano (1947-1948), 5 minutes, Schott
- Chromatische Phantasie pour piano (1956), Inédit
- Continuum pour clavecin (1968), 4 minutes, Schott [note de programme]
- Coulée deuxième étude pour orgue (1969), 4 minutes, Schott [note de programme]
- Den Stora Sköldpadda - Fanfaren fran sydkinesiska havet fanfare pour trompette (1982), 1 minutes, Universal Edition
- Fehér és fekete pour piano (1955-1956), Inédit
- Fünf Stücke pour piano à quatre mains (1942-1951), 12 minutes, Schott
- Grande sonate militaire Op. 69 pour piano (1951), Inédit
- Harmonies première étude pour orgue (1967), 7 minutes, Schott
- Hungarian Rock chaconne pour clavecin (1978), 5 minutes, Schott
- Klavierstücke pour piano (1938-1943), Inédit
- Musica Ricercata onze pièces pour piano (1951-1953), 23 minutes, Schott
- Omaggio a G. Frescobaldi ricercare pour orgue (1953), 4 minutes, Schott [note de programme]
- Passacaglia ungherese pour clavecin (1978), 5 minutes, Schott
- Sonate pour alto (1991-1994), 22 minutes, Schott [note de programme]
- Sonate pour violoncelle (1948-1953), 9 minutes, Schott
- Székely tánc pour piano (1947), partition perdue
- Trois bagatelles pour piano (1961), variable, Schott
- Valse pour piano (1946), partition perdue
- Variations chromatiques pour piano (1956), Inédit
- Volumina pour orgue (1961-1962), 16 minutes, Peters
- Études pour piano troisième livre (1995-2001), 12 minutes, Schott
- Études pour piano premier livre (1985), 20 minutes, Schott [note de programme]
- Études pour piano deuxième livre (1988-1994), 23 minutes, Schott
- Musique de chambre
- 6 Bagatell fúvósötösre pour quintette à vent (1953), 13 minutes, Schott [note de programme]
- Andante et Allegretto pour quatuor à cordes (1950), 13 minutes, Schott
- Ballada és tánc deux duos pour violons d'après des chansons populaires roumaines (1950), 3 minutes, Schott
- Deux mouvements pour quatuor à cordes quatuor inachevé (1950), 13 minutes, Inédit
- Dix pièces pour quintette à vent (1968), 15 minutes, Schott [note de programme]
- Duo pour violon et violoncelle (1945), Inédit
- Duo pour violon et piano (1946), Inédit
- Festival-trombitajel pour deux trompettes (1949), partition perdue
- Hommage à Hilding Rosenberg pour violon et violoncelle (1982), autre
- Három Lakodalmi tánc pour piano à quatre mains d'après des chants populaires hongrois (1950), Zenemükiado
- Maître Pathelin musique de scène pour flûte, trompette, contrebasse, grosse caisse, tambour et piano (1945), partition perdue
- Monument . Selbstportrait . Bewegung trois pièces pour deux pianos (1976), 17 minutes, Schott [note de programme]
- Petit trio (Kis zongoratrió) pour violon, violoncelle (ou alto) et piano (1941-1942), Inédit
- Pièce pour violoncelle et piano (1938-1943), partition perdue
- Pièces pour flûte et piano (1938-1943), partition perdue
- Pièces pour violon et piano (1938-1943), partition perdue
- Quatuor à cordes n° 1 Métamorphoses nocturnes (1953-1954), 21 minutes, Schott
- Quatuor à cordes n° 2 (1968), 22 minutes, Schott
- Szonatina en trois mouvements, pour piano à quatre mains (1950), pas d'éditeur
- Trio pour violon, cor et piano (1982), 22 minutes, Schott [note de programme]
- Vonósnégyes quatuor à cordes en un mouvement (1938), Inédit
- Études rythmiques deux études pour piano à quatre mains (1950), partition perdue
- Musique instrumentale d'ensemble
- Apparitions pour orchestre (1958-1959), 9 minutes, Universal Edition
- Atmosphères pour grand orchestre (1961), 9 minutes, Universal Edition [note de programme]
- Ballada és tánc d'après des chants populaires roumains, pour orchestre de jeunes (1949-1950), 3 minutes, Schott
- Concert Românesc pour petit orchestre (1951), 12 minutes, Schott
- Fehér és fekete pour grand orchestre (1955-1956), Inédit
- Fragment pour orchestre de chambre (1961), 10 minutes, Universal Edition
- Grande symphonie militaire, Op. 69 a pour orchestre (1951), Inédit
- Három tánc cigányzenekarra arrangement d'une chanson folklorique (1949), partition perdue
- Induló pour orchestre (1949), 3 minutes, partition perdue
- Kammerkonzert pour treize instrumentistes (1969-1970), 21 minutes, Schott
- Kis Szerenád pour orchestre à cordes (1945-1947), 7 minutes, Inédit
- Kínai császári udvari zene pour petit orchestre (1950), partition perdue
- Lontano pour grand orchestre (1967), 11 minutes, Schott's Söhne [note de programme]
- Macabre Collage tiré de l'opéra Le Grand Macabre, pour grand orchestre, adaptation d'Elgar Howarth en collaboration avec Ligeti (1974-1977), 18 minutes, Schott
- Melodien pour orchestre (1971), 12 minutes, Schott [note de programme]
- Mifiso la sodo musique pour petit orchestre (1948), 6 minutes, Inédit
- Poème symphonique pour cent métronomes (1962), 20 minutes, Schott
- Ramifications pour orchestre à cordes ou douze cordes solo (1968), 9 minutes, Schott [note de programme]
- San Francisco Polyphony pour orchestre (1973-1974), 12 minutes, Schott
- Symphonie (inachevée) (1939-1940), Inédit
- Tánc pour orchestre (1948), 3 minutes, partition perdue
- Variations concertantes pour dix-huit instrumentistes (1956), Inédit
- Vísiók pour orchestre (1956), partition perdue
- Musique concertante
- Concerto pour piano et orchestre (1985-1988), 22 minutes, Schott [note de programme]
- Concerto pour violoncelle et orchestre (1966), 15 minutes, Peters [note de programme]
- Concerto pour violon et orchestre (1990), 28 minutes, Schott [note de programme]
- Double concerto pour flûte, hautbois et orchestre (1972), 15 minutes, Schott
- Hamburg Concerto pour cor et orchestre de chambre (avec deux cors de basset et quatre cors naturels obligés) (1998-1999), 15 minutes, Schott
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre pour trompette solo et orchestre (1974-1992), 9 minutes, Schott
- Régi magyar társas táncok danses hongroises des XVIIIe et XIXe siècles pour flûte, clarinette et orchestre à cordes (1949), 11 minutes, Schott
- Musique vocale et instrument(s)
- Aventures pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1963), 11 minutes, Peters
- Aventures et nouvelles aventures action scénique en quatorze tableaux pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1965), 23 minutes, Peters
- Bölcsötöl a Sírig pour soprano, mezzo-soprano, hautbois, clarinette, et quatuor à cordes sur des chansons folkloriques hongroises (1948), 25 minutes, Inédit
- Cantate n° 1 : Et circa horam nonam pour mezzo-soprano, chœur mixte à quatre voix et accompagnement instrumental (1944-1945), 7 minutes, Inédit
- Cantate n° 2 : Venit Angelus pour mezzo-soprano, chœur mixte à cinq voix et accompagnement instrumental (1945), 6 minutes, Inédit
- Clocks and Clouds pour douze voix de femmes et orchestre (1972-1973), 14 minutes, Schott
- Der Sommer pour voix et piano (1989), 3 minutes, Schott
- Három József Attila-dal pour voix et piano (1950), 7 minutes, Inédit
- Három Weöres-dal pour voix et piano (1946-1947), 6 minutes, Schott
- Ifjúsági kantáta pour soprano, alto, ténor et baryton solistes, chœur mixte à quatre voix et orchestre (1949), 20 minutes, Inédit
- Istar pokoljárása oratorio pour solistes, chœur et orchestre (1955-1956), Inédit
- Katonatánc pour chœur mixte à deux voix et piano (1949), partition perdue
- Középlokon esik az esö pour voix et piano (1951), Zenemükiado
- Le Grand Macabre opéra en deux actes, quatre scènes (1974-1977), 2 h, Schott
- Lieder pour voix et piano (1941-1943)
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre pour soprano colorature et orchestre (1974-1977), 9 minutes, Schott
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre, version pour soprano colorature et piano (1974-1988), 8 minutes, Schott
- Nouvelles aventures pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1965), 12 minutes, Peters
- Négy Lakodalmi tánc d'après des chants populaires hongrois, pour trois voix de femmes ou chœur de femmes à trois voix avec piano (1950), 45 minutes, Schott
- Népdalfeldolgozások transcription de chansons traditionnelles hongroises, pour voix et piano (1949), partition perdue
- Petöfi bordala pour voix et piano (1950), 3 minutes, Zenemükiado
- Petöfi bordala pour voix et orchestre (1950), 3 minutes, partition perdue
- Requiem pour soli, chœur et grand orchestre (1956), Inédit
- Requiem manuscrit en partie perdu, inachevé (1953), Inédit
- Requiem pour soprano et mezzo-soprano solo, deux chœurs mixtes et orchestre (1963-1965), 27 minutes, Peters [note de programme]
- Román népdalok és táncok (Cântece poporane românesti) instrumentation en collaboration avec József Rácz, pour mezzo-soprano, baryton et petit orchestre (1950), 25 minutes, Inédit
- Scènes et interludes du Grand Macabre pour quatre chanteurs, chœur mixte, et orchestre (1978), 47 minutes, Schott
- Síppal, dobbal, nádihegedüvel pour mezzo-soprano et quatre percussionistes (2000), 14 minutes, Schott
- Tavaszi virág pour sept voix et ensemble pour un spectacle de marionettes d'après un conte chinois (1949), 18 minutes, Inédit
- Tavaszi virág - Szvit pour deux chanteurs et ensemble (1951), partition perdue
- Tornyos Péter musique de scène pour chant et piano sur un drame baroque (1947), partition perdue
- Öt Arany-dal pour voix et piano (1952), 11 minutes, Schott
- Musique vocale a cappella
- Ady-Kórus pour deux chœurs mixtes a cappella (1945), partition perdue
- Ajánlás duo sans paroles pour soprano et baryton ou chœur mixte à deux voix (1945), Inédit
- Az asszony és a katona pour chœur mixte a cappella (1951), Zenemükiado
- Bethlehemi Királyok pour chœur mixte (1945-1999), 2 minutes, Schott
- Betlehemi királyok pour chœur d'enfants à deux voix (1946), partition perdue
- Bicinia Biciae sept duos pour soprano et baryton ou chœur mixte à deux voix (1945), Inédit
- Bujdosó pour chœur mixte à trois voix (1946), 2 minutes, Schott
- Burját-Mongol aratódal pour chœur mixte à quatre voix (1945), Inédit
- Dereng már a hajnal pour chœur mixte à quatre voix (1945)
- Drei Phantasien nach Friedrich Hölderlin pour chœur mixte a cappella (1982), 13 minutes, Schott
- Ha Folyóvíz volnék canon à quatre voix (1947-1953), 1 minutes, Schott
- Haj, ifjúság ! pour chœur mixte a cappella (1952), 5 minutes, Zenemükiado
- Hajnal trois pièces pour chœur mixte a cappella (1949-1950), 6 minutes, partition perdue
- Hortobágy trois pièces pour chœur mixte a cappella d'après des chants populaires hongrois (1952), 5 minutes, Zenemükiado
- Három József Attila-kórus pour chœur mixte (1945), Inédit
- Húsvét pour chœur d'enfants a cappella (1946), 3 minutes, Schott
- Idegen földón pour chœur de femmes a cappella (1945-1946), 3 minutes, Schott
- Inaktelki nóták pour chœur mixte a cappella (1953), 4 minutes, Schott
- Kállai kettös deux pièces d'après des chansons hongroises, pour chœur mixte (1950), 3 minutes, Schott
- Két Balassa Bálint-kórus pour chœur mixte à cinq voix (1946), Inédit
- Két kánon pour chœur mixte à quatre voix à l'unisson (1952), Schott
- Lakodalmas pour chœur mixte a cappella (1950), Schott
- Lux Aeterna pour chœur à seize voix mixtes a cappella (1966), 9 minutes, Peters
- Magas kösziklának pour chœur mixte à trois voix (1946), partition perdue
- Magyar Etüdök d'après Sandor Weöres, pour chœur mixte a cappella (1983), 5 minutes, Schott
- Magány pour chœur mixte a cappella (1946), 2 minutes, Schott
- Mátraszentimrei Dalok sur des poèmes populaires hongrois, pour chœur d'enfants a cappella (1955), 5 minutes, Schott
- Nagy Idök pour chœur mixte à quatre voix (1948), Inédit
- Nonsense Madrigals pour six voix d'hommes (1988-1993), 14 minutes, Schott
- Pièces pour chœur a cappella (1941-1943), Inédit
- Pletykázó asszonyok canon à quatre voix (1952), Schott
- Pápainé ballade populaire hongroise pour chœur mixte a cappella (1953), 3 minutes, Schott
- Rondeau monologue pour un acteur et bande (1976), 30 minutes, Schott
- Tavasz pour chœur mixte à cinq voix (1948), partition perdue
- Tél deux pièces pour chœur mixte a cappella (1950), Inédit
- Zúgva árad marche pour chœur d'hommes à quatre voix (1948), partition perdue
- Éjszaka, Reggel pour deux chœurs mixtes a cappella (1955), 5 minutes, Schott
- 2001
- Études pour piano troisième livre (1995-2001), 12 minutes, Schott
- 2000
- Síppal, dobbal, nádihegedüvel pour mezzo-soprano et quatre percussionistes (2000), 14 minutes, Schott
- 1999
- Bethlehemi Királyok pour chœur mixte (1945-1999), 2 minutes, Schott
- Hamburg Concerto pour cor et orchestre de chambre (avec deux cors de basset et quatre cors naturels obligés) (1998-1999), 15 minutes, Schott
- 1994
- Sonate pour alto (1991-1994), 22 minutes, Schott [note de programme]
- Études pour piano deuxième livre (1988-1994), 23 minutes, Schott
- 1993
- Nonsense Madrigals pour six voix d'hommes (1988-1993), 14 minutes, Schott
- 1992
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre pour trompette solo et orchestre (1974-1992), 9 minutes, Schott
- 1990
- Concerto pour violon et orchestre (1990), 28 minutes, Schott [note de programme]
- 1989
- Der Sommer pour voix et piano (1989), 3 minutes, Schott
- 1988
- Concerto pour piano et orchestre (1985-1988), 22 minutes, Schott [note de programme]
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre, version pour soprano colorature et piano (1974-1988), 8 minutes, Schott
- 1985
- Études pour piano premier livre (1985), 20 minutes, Schott [note de programme]
- 1983
- Magyar Etüdök d'après Sandor Weöres, pour chœur mixte a cappella (1983), 5 minutes, Schott
- 1982
- Den Stora Sköldpadda - Fanfaren fran sydkinesiska havet fanfare pour trompette (1982), 1 minutes, Universal Edition
- Drei Phantasien nach Friedrich Hölderlin pour chœur mixte a cappella (1982), 13 minutes, Schott
- Hommage à Hilding Rosenberg pour violon et violoncelle (1982), autre
- Trio pour violon, cor et piano (1982), 22 minutes, Schott [note de programme]
- 1978
- Hungarian Rock chaconne pour clavecin (1978), 5 minutes, Schott
- Passacaglia ungherese pour clavecin (1978), 5 minutes, Schott
- Scènes et interludes du Grand Macabre pour quatre chanteurs, chœur mixte, et orchestre (1978), 47 minutes, Schott
- 1977
- Le Grand Macabre opéra en deux actes, quatre scènes (1974-1977), 2 h, Schott
- Macabre Collage tiré de l'opéra Le Grand Macabre, pour grand orchestre, adaptation d'Elgar Howarth en collaboration avec Ligeti (1974-1977), 18 minutes, Schott
- Mysteries of the Macabre trois airs de l'opéra Le grand Macabre pour soprano colorature et orchestre (1974-1977), 9 minutes, Schott
- 1976
- Monument . Selbstportrait . Bewegung trois pièces pour deux pianos (1976), 17 minutes, Schott [note de programme]
- Rondeau monologue pour un acteur et bande (1976), 30 minutes, Schott
- 1974
- San Francisco Polyphony pour orchestre (1973-1974), 12 minutes, Schott
- 1973
- Clocks and Clouds pour douze voix de femmes et orchestre (1972-1973), 14 minutes, Schott
- 1972
- Double concerto pour flûte, hautbois et orchestre (1972), 15 minutes, Schott
- 1971
- Melodien pour orchestre (1971), 12 minutes, Schott [note de programme]
- 1970
- Kammerkonzert pour treize instrumentistes (1969-1970), 21 minutes, Schott
- 1969
- Coulée deuxième étude pour orgue (1969), 4 minutes, Schott [note de programme]
- 1968
- Continuum pour clavecin (1968), 4 minutes, Schott [note de programme]
- Dix pièces pour quintette à vent (1968), 15 minutes, Schott [note de programme]
- Quatuor à cordes n° 2 (1968), 22 minutes, Schott
- Ramifications pour orchestre à cordes ou douze cordes solo (1968), 9 minutes, Schott [note de programme]
- 1967
- Harmonies première étude pour orgue (1967), 7 minutes, Schott
- Lontano pour grand orchestre (1967), 11 minutes, Schott's Söhne [note de programme]
- 1966
- Concerto pour violoncelle et orchestre (1966), 15 minutes, Peters [note de programme]
- Lux Aeterna pour chœur à seize voix mixtes a cappella (1966), 9 minutes, Peters
- 1965
- Aventures et nouvelles aventures action scénique en quatorze tableaux pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1965), 23 minutes, Peters
- Nouvelles aventures pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1965), 12 minutes, Peters
- Requiem pour soprano et mezzo-soprano solo, deux chœurs mixtes et orchestre (1963-1965), 27 minutes, Peters [note de programme]
- 1963
- Aventures pour trois chanteurs et sept instrumentistes (1962-1963), 11 minutes, Peters
- 1962
- Poème symphonique pour cent métronomes (1962), 20 minutes, Schott
- Volumina pour orgue (1961-1962), 16 minutes, Peters
- 1961
- Atmosphères pour grand orchestre (1961), 9 minutes, Universal Edition [note de programme]
- Die Zukunft der Musik dé/collage n° 3, composition collective, provocation musicale pour un conférencier et son auditoire (1961)
- Fragment pour orchestre de chambre (1961), 10 minutes, Universal Edition
- Trois bagatelles pour piano (1961), variable, Schott
- 1959
- Apparitions pour orchestre (1958-1959), 9 minutes, Universal Edition
- 1958
- Artikulation pour bande magnétique (1958), 4 minutes, Schott
- Pièce électronique n° 3 pour bande (1957-1958), 8 minutes, Inédit
- 1957
- Glissandi pour bande (1957), 7 minutes, Schott
- 1956
- Chromatische Phantasie pour piano (1956), Inédit
- Fehér és fekete pour piano (1955-1956), Inédit
- Fehér és fekete pour grand orchestre (1955-1956), Inédit
- Istar pokoljárása oratorio pour solistes, chœur et orchestre (1955-1956), Inédit
- Requiem pour soli, chœur et grand orchestre (1956), Inédit
- Variations chromatiques pour piano (1956), Inédit
- Variations concertantes pour dix-huit instrumentistes (1956), Inédit
- Vísiók pour orchestre (1956), partition perdue
- 1955
- Mátraszentimrei Dalok sur des poèmes populaires hongrois, pour chœur d'enfants a cappella (1955), 5 minutes, Schott
- Éjszaka, Reggel pour deux chœurs mixtes a cappella (1955), 5 minutes, Schott
- 1954
- Quatuor à cordes n° 1 Métamorphoses nocturnes (1953-1954), 21 minutes, Schott
- 1953
- 6 Bagatell fúvósötösre pour quintette à vent (1953), 13 minutes, Schott [note de programme]
- Ha Folyóvíz volnék canon à quatre voix (1947-1953), 1 minutes, Schott
- Inaktelki nóták pour chœur mixte a cappella (1953), 4 minutes, Schott
- Musica Ricercata onze pièces pour piano (1951-1953), 23 minutes, Schott
- Omaggio a G. Frescobaldi ricercare pour orgue (1953), 4 minutes, Schott [note de programme]
- Pápainé ballade populaire hongroise pour chœur mixte a cappella (1953), 3 minutes, Schott
- Requiem manuscrit en partie perdu, inachevé (1953), Inédit
- Sonate pour violoncelle (1948-1953), 9 minutes, Schott
- 1952
- Haj, ifjúság ! pour chœur mixte a cappella (1952), 5 minutes, Zenemükiado
- Hortobágy trois pièces pour chœur mixte a cappella d'après des chants populaires hongrois (1952), 5 minutes, Zenemükiado
- Két kánon pour chœur mixte à quatre voix à l'unisson (1952), Schott
- Pletykázó asszonyok canon à quatre voix (1952), Schott
- Öt Arany-dal pour voix et piano (1952), 11 minutes, Schott
- 1951
- Az asszony és a katona pour chœur mixte a cappella (1951), Zenemükiado
- Concert Românesc pour petit orchestre (1951), 12 minutes, Schott
- Fünf Stücke pour piano à quatre mains (1942-1951), 12 minutes, Schott
- Grande sonate militaire Op. 69 pour piano (1951), Inédit
- Grande symphonie militaire, Op. 69 a pour orchestre (1951), Inédit
- Középlokon esik az esö pour voix et piano (1951), Zenemükiado
- Tavaszi virág - Szvit pour deux chanteurs et ensemble (1951), partition perdue
- 1950
- Andante et Allegretto pour quatuor à cordes (1950), 13 minutes, Schott
- Ballada és tánc d'après des chants populaires roumains, pour orchestre de jeunes (1949-1950), 3 minutes, Schott
- Ballada és tánc deux duos pour violons d'après des chansons populaires roumaines (1950), 3 minutes, Schott
- Deux mouvements pour quatuor à cordes quatuor inachevé (1950), 13 minutes, Inédit
- Hajnal trois pièces pour chœur mixte a cappella (1949-1950), 6 minutes, partition perdue
- Három József Attila-dal pour voix et piano (1950), 7 minutes, Inédit
- Három Lakodalmi tánc pour piano à quatre mains d'après des chants populaires hongrois (1950), Zenemükiado
- Kállai kettös deux pièces d'après des chansons hongroises, pour chœur mixte (1950), 3 minutes, Schott
- Kínai császári udvari zene pour petit orchestre (1950), partition perdue
- Lakodalmas pour chœur mixte a cappella (1950), Schott
- Négy Lakodalmi tánc d'après des chants populaires hongrois, pour trois voix de femmes ou chœur de femmes à trois voix avec piano (1950), 45 minutes, Schott
- Petöfi bordala pour voix et piano (1950), 3 minutes, Zenemükiado
- Petöfi bordala pour voix et orchestre (1950), 3 minutes, partition perdue
- Román népdalok és táncok (Cântece poporane românesti) instrumentation en collaboration avec József Rácz, pour mezzo-soprano, baryton et petit orchestre (1950), 25 minutes, Inédit
- Szonatina en trois mouvements, pour piano à quatre mains (1950), pas d'éditeur
- Tél deux pièces pour chœur mixte a cappella (1950), Inédit
- Études rythmiques deux études pour piano à quatre mains (1950), partition perdue
- 1949
- Festival-trombitajel pour deux trompettes (1949), partition perdue
- Három tánc cigányzenekarra arrangement d'une chanson folklorique (1949), partition perdue
- Ifjúsági kantáta pour soprano, alto, ténor et baryton solistes, chœur mixte à quatre voix et orchestre (1949), 20 minutes, Inédit
- Induló pour orchestre (1949), 3 minutes, partition perdue
- Katonatánc pour chœur mixte à deux voix et piano (1949), partition perdue
- Népdalfeldolgozások transcription de chansons traditionnelles hongroises, pour voix et piano (1949), partition perdue
- Régi magyar társas táncok danses hongroises des XVIIIe et XIXe siècles pour flûte, clarinette et orchestre à cordes (1949), 11 minutes, Schott
- Tavaszi virág pour sept voix et ensemble pour un spectacle de marionettes d'après un conte chinois (1949), 18 minutes, Inédit
- 1948
- 8 kis Induló pour piano (1948), partition perdue
- Bölcsötöl a Sírig pour soprano, mezzo-soprano, hautbois, clarinette, et quatuor à cordes sur des chansons folkloriques hongroises (1948), 25 minutes, Inédit
- Cahiers d'exercices pour piano ou orgue (1942-1948), Inédit
- Capriccio n° 1 - Invention - Capriccio n° 2 pour piano (1947-1948), 5 minutes, Schott
- Mifiso la sodo musique pour petit orchestre (1948), 6 minutes, Inédit
- Nagy Idök pour chœur mixte à quatre voix (1948), Inédit
- Tavasz pour chœur mixte à cinq voix (1948), partition perdue
- Tánc pour orchestre (1948), 3 minutes, partition perdue
- Zúgva árad marche pour chœur d'hommes à quatre voix (1948), partition perdue
- 1947
- Ballada pour piano, d'après des chansons folkloriques hongroises (1947), 8 minutes, partition perdue
- Három Weöres-dal pour voix et piano (1946-1947), 6 minutes, Schott
- Kis Szerenád pour orchestre à cordes (1945-1947), 7 minutes, Inédit
- Székely tánc pour piano (1947), partition perdue
- Tornyos Péter musique de scène pour chant et piano sur un drame baroque (1947), partition perdue
- 1946
- Betlehemi királyok pour chœur d'enfants à deux voix (1946), partition perdue
- Bujdosó pour chœur mixte à trois voix (1946), 2 minutes, Schott
- Duo pour violon et piano (1946), Inédit
- Húsvét pour chœur d'enfants a cappella (1946), 3 minutes, Schott
- Idegen földón pour chœur de femmes a cappella (1945-1946), 3 minutes, Schott
- Két Balassa Bálint-kórus pour chœur mixte à cinq voix (1946), Inédit
- Magas kösziklának pour chœur mixte à trois voix (1946), partition perdue
- Magány pour chœur mixte a cappella (1946), 2 minutes, Schott
- Valse pour piano (1946), partition perdue
- 1945
- Ady-Kórus pour deux chœurs mixtes a cappella (1945), partition perdue
- Ajánlás duo sans paroles pour soprano et baryton ou chœur mixte à deux voix (1945), Inédit
- Bicinia Biciae sept duos pour soprano et baryton ou chœur mixte à deux voix (1945), Inédit
- Burját-Mongol aratódal pour chœur mixte à quatre voix (1945), Inédit
- Cantate n° 1 : Et circa horam nonam pour mezzo-soprano, chœur mixte à quatre voix et accompagnement instrumental (1944-1945), 7 minutes, Inédit
- Cantate n° 2 : Venit Angelus pour mezzo-soprano, chœur mixte à cinq voix et accompagnement instrumental (1945), 6 minutes, Inédit
- Dereng már a hajnal pour chœur mixte à quatre voix (1945)
- Duo pour violon et violoncelle (1945), Inédit
- Három József Attila-kórus pour chœur mixte (1945), Inédit
- Maître Pathelin musique de scène pour flûte, trompette, contrebasse, grosse caisse, tambour et piano (1945), partition perdue
- 1943
- Klavierstücke pour piano (1938-1943), Inédit
- Lieder pour voix et piano (1941-1943)
- Pièce pour violoncelle et piano (1938-1943), partition perdue
- Pièces pour chœur a cappella (1941-1943), Inédit
- Pièces pour flûte et piano (1938-1943), partition perdue
- Pièces pour violon et piano (1938-1943), partition perdue
- 1942
- Petit trio (Kis zongoratrió) pour violon, violoncelle (ou alto) et piano (1941-1942), Inédit
- 1940
- Symphonie (inachevée) (1939-1940), Inédit
- 1938
- Vonósnégyes quatuor à cordes en un mouvement (1938), Inédit
Bibliographie
- Joseph DELAPLACE, György Ligeti : Un essai d'analyse et d'esthétique musicales, Presses universitaires de Rennes, coll. « Aesthética », 2008, 282 pages.
- Louise DUCHESNEAU et Wolfgang MARX (éditeurs), Gyorgy Ligeti: Of Foreign Lands and Strange Sounds, The Boydell Press, 2011, 336 pages (en anglais).
- Ulrich DIBELIUS, György Ligeti. Eine Monographie in Essays, ed. Schott Music, 1994, 300 pages.
- Simon GALLOT, György Ligeti et la musique populaire, éditions Symétrie, coll. « Perpetuum Mobil », 2010, 300 pages.
- György LIGETI, Gerhard NEUWEILER, Motorische Intelligenz, Wagenbach Klaus Gmbh, coll. « Zwischen Musik und Naturwissenschaft », s ous la direction de Reinhart Meyer-Kalkus, 2007, 112 pages.
- György LIGETI, Eckhard ROELCKE, Träumen sie in Farbe? György Ligeti im Gespräch mit Eckhard Roelcke, Zsolnay-Verlag, 2003, 2040 pages.
- Pierre MICHEL, György Ligeti, Paris, minerve, coll. « Musique ouverte », seconde édition revue et complétée, 1995.
- Alessandra MORRESI, György Ligeti. "Études pour piano, premier livre". Le fonti e i procedimenti compositivi, édition EDT, coll. « De Sono », Turin, 2003.
- Ove NORDWALL, György Ligeti : eine Monographie, Mainz, B. Schott's Söhne, 1971.
- Robert W. RICHART, Gyorgy Ligeti, A Bio-Bibliography, New York, Greenwood Press, 1990.
- Enzo RESTAGNO, Ligeti, Torino, EDT/Musica, Coll. « Biblioteca di cultura musicale », 1985.
- Richard STEINITZ, Gyorgy Ligeti: Music of the Imagination, Northeastern University Press, 2003.
- Richard TOOP, György Ligeti, ed. Phaidon, 1999, 238 pages (en anglais).
Discographie
- György LIGETI, « Works », [coffret des 9 cds Sony] : cd 1 « String Quartets & Duets » : quatuors n° 1 et 2 ; Hommage a Hilding Rosenberg ; Ballade & Tanz ; Andante & Allegro ; cd 2 « A Cappella Choral Works » : Nacht ; Morgen ; In der Fremde ; Einsamkeit ; 2 Kanons ; Könige aus Bethlehem ; Heimatlos ; Lux aeterna ; Hochzeitslied ; Lieder aus Inaktele ; Lieder aus Matraszentime ; Witwe Papai ; 3 Hölderin-Fantasien ; Ungarische Etüden ; Hei, Jugend ; Ostern ; Hortobag ; Am hohen Felsen ; Doppeltanz aus Kallo ; cd 3 « Works for Piano » : Etüden Heft 1 & 2 ; Etüde Nr. 15 (Heft 3) ; Musica ricercata ; cd 4 « Vocal Works » : Nonsense Madrigals ; Mysteries of the Macabre ; Aventures ; Nouvelles Aventures ; Der Sommer ; Harom Weores-dal ; Öt Arany-dal ; 4 ungarische Volkslieder ; cd 5 « Mechanical Music » Poeme symphonique für 100 Metronome ; Etüden Nr. 8-11, 13, 14a für Player Piano ; Continuum für für 2 Player Pianos ; Continuum für Drehorgel ; Hungarian Rock Drehorgel ; Capriccios Nr. 1 & 2 für Drehorgel ; Invention für Drehorgel ; Musica ricercata für Drehorgel ; cd 6 « Keyboard Works » : Capriccios Nr. 1 & 2 für Klavier ; Invention für Klavier ; Indulo für Klavier 4-händig ; Polyphone Etüde für Klavier 4-händig ; 3 Hochzeitstänze für Klavier 4-händig ; Sonatine für Klavier 4-händig ; Allegro für Klavier 4-händig ; Monument für 2 Klaviere ; Selbstportrait mit Reich & Riley (und Chopin ist auch dabei) für 2 Klaviere ; In zart fließender Bewegung für 2 Klaviere ; cd 7 « Chamber Works » : Trio für Violine, Horn, Klavier ; « Hommage a Brahms » ; 10 Stücke für Bläserquintett ; 6 Bagatellen ; Bläserquintett ; Sonate für Viola solo ; cd 8 & 9 Le Grand Macabre (création version 1997), Ehlert, Nes, Lee Ragin, Aimard, Neunecker, Gawriloff, Arditti Quartet, London Sinfonietta Voices, King's Singers, Philharmonia Orchestra, direction : Salonen, Sony, 2010.
- György LIGETI, « The Ligeti Project » : 1. Melodien For Orchestra ; 2. Chamber Concerto for 13 Instrumentalists ; 3. Lontano ; 4. Atmosphères ; 5. Apparitions ; 6. Cello Concerto ; 7. Clocks And Clouds ; 8. Violin Concerto ; 9. Hamburg Concerto ; 10. Aventures, Nouvelles Aventures ; 11. Artikulation, Reinbert De Leeuw (1, 2, 9, 10), Jonathan Nott (3, 4, 5), Siegfried Palm (6), Frank-Peter Zimmermann (4), Linda Hirst (10), Omar Ebrahim (10), Sarah Leonard (10), Marie Luise Neunecker (9), coffret 5 cds Teldec, 2005.
- György LIGETI, « Intégrale des enregistrements Deutsche Grammophon » : cd 1 : Clear or Cloudy, Matt Haimovitz, Pierre-Laurent Aimard Alfons et Aloys Kontarsky, Quatuor Hagen, Quatuor LaSalle, Pierre Boulez, Claudio Abbado, cd 2 : Quatuors à cordes n° 1 et 2 ; Ramifications Cellosonate ; Cello Sonata Melodien for orchestra, 4 cds Deutsche Grammophon, 2006.
- György LIGETI, « Special edition » : Requiem, Aventures, Nouvelles Aventures, Streichquartette 1 & 2, Continuum, Zehn Stücke für Bläserquintett, Artikulation, Glissandi, Etüden für Orgel, Volumina, Marie-Thérèse Cahn, Cornelius Cardew, Gertie Charlent, Barbro Ericson, Gottfried Michael Koenig, György Ligeti, William Pearson, Liliana Poli, Zsigmond Szathmáry, Antoinette Vischer, Karl-Erik Welin, chœur de Bayerischen Rundfunks, Arditti Quartet, Bläserquintett des Südwestfunks Baden-Baden, Internationales Kammerensemble Darmstadt, Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt, directions : Michael Gielen, Bruno Maderna, Wolfgang Schubert, 3 cds Wergo, 2006, WER 69252.
- György LIGETI, Trio pour Violon, cor et clavier, Passacaglia ungherese, Hungarian Rock, Continuum, Monument, Selbstportrait, Bewegung, Antonio Ballista, clavecin, Hermann Baumann, cor, Eckart Besch, piano, Bruno Canino, piano, Elisabeth Chojnacka, clavecin, Saschko Gawriloff, violon, 1 cd Wergo, 2006, WER 60100-50.
- György LIGETI, A Cappella Choral Works, London Sinfonietta Voices, direction : Terry Edwards, 1 cd Sony Classical, 1996, SK 62305 .
- György LIGETI, Vocal Works : Madrigals, Mysteries, Aventures, Songs, Soprano : Rosemary Hardy, Eva Wedin, Christiane Oelze, Phyllis Bryn-Julson ; Malena Ernman, mezzo-soprano ; Piano : Pierre-Laurent Aimard, Irina Kataeva ; Sibylle Ehlert, coloratura soprano ; Rose Taylor, contralto ; Omar Ebrahim, baritone ; The King's Singers ; Members of the Philharmonia Orchestra, direction : Esa-Pekka Salonen, 1 cd Sony, coll. « György Ligeti Edition », 1996, SK 62311.
- György LIGETI, Le Grand Macabre, Eirian Davies, Olive Fredricks, Peter Haage, Ude Krekow, Johann Leutgeb, Laszlo Modos, Herbert Prikopa, Christa Puhlmann-Richter, Ernst Salzer, Kevin Smith, Ernst Leopold Strachwitz, Penelope Walmsley-Clark, Dieter Weller, Elisabeth Ziegler, Arnold Schönberg-Chor, Gumpoldskirchner Spatzen, ORF-Chor, Symphonieorchester des Österreichischen Rundfunks, direction : Elgar Howarth, 1 cd Wergo, 1991,WER 61702.
- György LIGETI, Concerto pour violoncelle et orchestre, Lontano, Double concerto pour flûte, hautbois et orchestre, Gunilla von Bahr, flûte, Torleif Lännerholm, hautbois, Siegfried Palm, violoncelle, Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt, Sinfonie-Orchester des Schwedischen Rundfunks, SWF-Sinfonieorchester Baden-Baden, San Francisco Polyphony, Ernest Bour, Michael Gielen, direction : Elgar Horwarth, 1 cd Wergo, 1991, WER 60163-50.
- György LIGETI, Œuvres vocales : Lux Aeterna, Magany, Papainé, Ejszaka, Reggel, Etudes Hongroises, 3 Chants du folklore Hongrois, Matraszentimrei Dalok, Pletykazo asszonyok, Haj, ifjusag !, Groupe Vocal de France, direction : Guy Reibel, 1 cd EMI Digital, 1990, CDC 7540962.
- György LIGETI, Quatuors à cordes n° 1 et 2, quatuor Arditti, 1 cd Wergo, 1988, WER 60079-50.
- György LIGETI, Continuum, 10 Stücke für Bläserquintett, Artikulation, Glissandi, 2 Etüden, Volumina, Zsigmond Szathmáry, orgue, Antoinette Vischer, clavecin, Karl-Erik Welin, Bläserquintett des Südwestfunks Baden-Baden, 1 cd Wergo, 1988, WER 60161-50.
- György LIGETI, Kammerkonzert, Ramifications, Lux Aeterna, Atmosphères, Schola Cantorum Stuttgart, ensemble Die Reihe, Wien, Kammerorchester des Saarländischen Rundfunks, Saarbrücken, SWF-Sinfonieorchester Baden-Baden Ernest Bour, Friedrich Cerha, Clytus Gottwald, direction : Antonio Janigro, 1 cd Wergo, 1988,WER 60162-50.
- György LIGETI, Olivier MESSIAEN, Études pour Piano (premier livre) ; Vingt regards sur l'Enfant-Jésus, Volker Banfield, piano, 1 cd Wergo, 1987, WER 60134-50.
- György LIGETI, Musica ricercata, Capriccio 1 et 2, Invention, Monument, Selbstportrait, Bewegung, Karl-Hermann Mrongovius et Begoña Uriarte, piano, Cd Wergo, 1987, WER 60131-50.
- György LIGETI, Requiem, Aventures - Nouvelles aventures, Marie-Thérèse Cahn, contralto, Gertie Charlent, soprano, Barbro Ericson, mezzosoprano, William Pearson, baryton, Liliana Poli, soprano Chor des Bayerischen Rundfunks, Internationales Kammerensemble Darmstadt, Radio-Sinfonie-Orchester Frankfurt, Michael Gielen, Bruno Maderna, direction : Wolfgang Schubert, 1 cd Wergo, 1985, WER 60045-50.
Sites internet
- Site des éditions Schott consacré à György Ligeti : http://www.gyoergy-ligeti.de (lien vérifié en janvier 2012).
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