mise à jour le 23 July 2013
© Patricia Dietzi, Durand

Joshua Fineberg

Compositeur américain né le 26 juillet 1969 à Boston.

Joshua Fineberg commence sa formation musicale dès l'âge de cinq ans. Il étudie le violon, la guitare, le piano, le clavecin, la direction d'orchestre, puis la composition. Il entre au Peabody Conservatory of Music de Baltimore, dans la classe de composition de Morris Moshe Cotel où il obtient le Premier prix du concours de composition de la Virginia Carty de Lillo.

Il reçoit les Prix Ascap en 1991 et Arnold Salop composition competition en 1994, le Palache Scholarship, le Randolph S. Rothschild Award, la bourse du conservatoire américain de Fontainebleau et il est sélectionné par la fondation Gaudeamus en 1992 pour Origins.

En 1991, il s'installe à Paris où il étudie avec Tristan Murail. L’année suivante, il est sélectionné par le comité de lecture de l’Ircam - Ensemble intercontemporain pour le cursus de composition et d'informatique musicale. En 1997, il retourne aux Etats-Unis afin de poursuivre à la Columbia University un doctorat de composition musicale qu’il achève en mai 1999. Après avoir enseigné dans cette université pendant un an, il est nommé à Harvard University où il est professeur au département musique jusqu'en 2007. Il rejoint ensuite la Boston University School of Music où il est directeur du studio de musique électronique et professeur de composition. En 2011, il est nommé Artist Fellow du Massachusetts Cultural Council et, en 2012, directeur du Boston University Center for New Music.

Joshua Fineberg reçoit de nombreux prix et résidences. Il est publié chez Max Eschig et Gérard Billaudot, Paris. Ces œuvres sont largement interprétées en Europe, en Amérique et en Asie. Parmi ses pièces importantes figurent Lolita, « opéra imaginaire » d'après Nabokov, pour comédien, danseurs, vidéo, ensemble et électronique, Speaking in Tongues, concerto écrit pour les cinquante ans des Percussions de Strasbourg (2010), Objets trouvés, pour l'ensemble Court-circuit (2009), La Quintina, pour quatuor à cordes et électronique, écrit pour le Quatuor Arditti, créé en 2013 au Festival Ultraschall de Berlin, collaboration avec l'ExperimentalStudio de Freiburg et l'Ircam.

Outre son activité de compositeur et d'enseignant, Joshua Fineberg collabore activement à la recherche en psychoacoustique et au développement de logiciels de composition, d'analyse acoustique et transformation du son. Il a été par ailleurs rédacteur invité de deux numéros de la revue Contemporary Music Review consacrés à la musique spectrale en 2004 ; il a été éditeur de cette revue pour les Etats-Unis de 2003 à 2009. Il est aussi l’auteur de l’essai sur la musique contemporaine paru en 2006 Classical Music, Why Bother? aux éditions Routledge, Taylor and Francis Group.

La musique de Joshua Fineberg est un art du paradoxe, passant du tumulte à une soudaine contemplation, en même temps dynamique et réfléchie. Son univers sonore est coloré et chatoyant bien que complexe et rigoureusement construit. Il fait partie de la deuxième génération des compositeurs influencés par le courant spectral, initié par Gérard Grisey et Tristan Murail. Cependant, il développe les recherches de ces derniers en utilisant les technologies les plus avancées, et s’affranchit de l’égide de Gérard Grisey en travaillant à partir d’une matière première qui n’est plus uniquement le son, mais aussi les phénomènes psychoacoustiques.


© Ircam-Centre Pompidou, 2013

Sources

Joshua Fineberg, Éditions Max Eschig, Éditions Gérard Billaudot, Université de Havard, Music Department, Julian Anderson : « Un étang entouré de rides - La musique de Joshua Fineberg », dans le livret du cd Streamlines.

  • Musique soliste (sauf voix)
    • Breathe pour piccolo (1995), 6 minutes, Max Eschig
    • Facets pour clarinette solo (2005), 8 minutes, Billaudot
    • Fantastic Zoology trois petites pièces pour piano (2009), 03 minutes 30 s., Billaudot
    • Grisaille pour piano (2012), 13 minutes, Billaudot
    • Lightning pour piano (1991), 14 minutes, Max Eschig
    • élec ircam The texture of time pour flûte et électronique (2006), 7 minutes, Billaudot
    • Till Human Voices wake us hommage à Dominique Troncin (1995), 2 minutes, Max Eschig
    • Tremors pour piano (1995-1996), 3 minutes, Max Eschig
    • Veils pour piano (2001), 10 minutes, Max Eschig
  • Musique de chambre
    • Broken symmetries pour cinq instruments (2001-2002), 14 minutes, Max Eschig
    • élec ircam La Quintina pour quatuor à cordes et électronique (2013), Billaudot
    • Objets trouvés pour sextuor (2008-2009, 2010), 17 minutes, Billaudot
    • élec ircam Paradigms pour six instruments et dispositif électronique (1993-1994), 10 minutes, Max Eschig
    • Shards pour flûte, clarinette et violoncelle (2002), 16 minutes, Max Eschig
  • Musique instrumentale d'ensemble
  • Musique concertante
  • Musique vocale et instrument(s)

Bibliographie

  • Joshua FINEBERG (entretien de Patrick JAVAULT avec) dans L'étincelle, le journal de la création à l'Ircam, novembre 2006, en ligne sur http://etincelle.ircam.fr/645.html (lien vérifié en juillet 2013).
  • Joshua FINEBERG, Classical Music, Why Bother ? : Hearing the World of Contemporary Culture through a Composer's Ears, New York, Londres, éd. Routledge, Taylor and Francis Group, juin 2006.
  • Joshua FINEBERG, Classical Music, Why Bother ? article du magazine web Salon 10/2/2002 (http://www.salon.com). Publié en anglais, français, allemand, espagnol et italien dans le Brass Bulletin vol. 121 et 122, 2003.
  • Joshua FINEBERG (ed.), Contemporary Music Review, vol. 19, n° 3 (2000): Spectral Music 1: History and Techniques.
  • Joshua FINEBERG (ed.), Contemporary Music Review, vol. 19, n° 2 (2000): Spectral Music 2: Aesthetics and Music.
  • Joshua FINEBERG, « Spectral Music » dans Contemporary Music Review, volume 19, n° 2, 2000, p. 1-5.
  • Eric DAUBRESSE, Gérard ASSAYAG, Joshua FINEBERG, « Technology and creation - The creative evolution », dans Contemporary Music Review, volume 19, n° 2, 2000, p. 61-80.
  • Daniel PRESSNITZER, Stephen MCADAMS, Suzanne WINSBERG, Joshua FINEBERG : « Perception of musical tension for non-tonal orchestral timbres and its relation to psychoacoustic roughness », dans Perception and Psychophysics, vol. 62, n° 1, 2000, p. 66-80.
  • Gérard ASSAYAG, Carlos AGON, Joshua FINEBERG, Peter HANAPPE, « An Object Oriented Visual Environment For Musical Composition », Proceedings of the ICMC 97, Thessaloniki, 1997(lien vérifié en juillet 2013).
  • Gérard ASSAYAG, Carlos AGON, Joshua FINEBERG, Peter HANAPPE, « Problèmes de notation dans la composition assistée par ordinateur », dans les Actes des Rencontres Musicales Pluridisciplinaires, Musique et Notation. GRAME, Lyon, 1997 (lien vérifié en juillet 2013).
  • Gérard ASSAYAG, Peter HANAPPE, Carlos AGON, Joshua FINEBERG, « Problèmes de quantification et de transcription en composition assistée par ordinateur », dans Musique and mathématiques. Rencontres Musicales Pluridisciplinaires GRAME, Musiques en Scène 1996, Lyon, Aléas, 1996 (lien vérifié en juillet 2013).

Discographie

  • Joshua FINEBERG, Tremors ; Lightning ; Fantastic Zoology ; Grisaille ; Veils ; Till Human Voices Wake Us, Marilyn Nonken (piano, avec une œuvre d'Hugues Dufourt, 1 cd Metier, 2012.
  • Joshua FINEBERG, 1. Empreintes ; 2. Veils ; 3. Shards ; 4. The Texture of Time ; 5. Broken symmetries, Ensemble Fa (1, 5), Jeffrey Milarksy : direction (1), Eric Daubresse : computer music designer (1), Dominique My : piano (2), direction (5), Patrice Bocquillon : flûte (3, 4), Olivier Voize : clarinette (3), Isabelle Veyrier : violoncelle (3), Stefan Tiedje : computer music designer (4), 1 cd Mode Records, 2007, mode 208.
  • Joshua FINEBERG, Streamlines, comprenant aussi, Tremors ; A ripple-ringed pool ; Paradigms ; Breathe ; Recueil de pierre et de sable, Jean-Marie Cottet, Catherine Bowie, Nicolas Miribel, Ensemble Court-Circuit, Pierre-André Valade, 1 cd Accord-Universal - MFA - Ircam - Centre Pompidou, 2002, 472 363-2.
  • Joshua FINEBERG, Till Human Voices wake us, avec des œuvres de Philippe Fénelon et Frédéric Durieux : Hommage à Dominique Troncin, ensemble Fa, Dominique My, MFA - Radio France, 216007, HM 73.

Liens internet