mise à jour le 15 January 2009

James Dillon

Compositeur anglais né le 29 octobre 1950 à Glasgow, Ecosse.

Né en 1950 à Glasgow, James Dillon commence la musique en jouant dans des ensembles traditionnels écossais de cornemuses et dans des groupes de rock. Il étudie l’art et le design à l’université de Glasgow en 1968, la musique du nord de l’Inde à l’université de Keele – Ti.re-Ti.ke-Dha, pour percussion (1977), est rythmiquement marqué par cette expérience –, puis se rend à Londres en 1970 pour y étudier la musique, l'acoustique et la linguistique. Il se forme à la composition principalement en autodidacte.

En 1982, le compositeur se fait connaître avec la pièce Who do you love. La même année, il est lauréat aux cours d'été de Darmstadt pour Parjanya-Vata. En 1986, il est invité à donner des conférences à la State University of New York, et chargé de cours de  composition au Goldsmiths' College de Londres ; il assiste au stage d'été de l'Ircam.

Son activité de pédagogue se poursuit : pendant dix ans, il enseigne aux cours d’été de Darmstadt (1982-92) ; il assiste Brian Ferneyhough à Royaumont en 1996 et, est, depuis lors, régulièrement invité à enseigner partout dans le monde.

Les œuvres de Dillon sont, pour beaucoup d’entre elles, réunies en cycle : pendant dix-huit ans (1982-2000), Dillon se consacre à la composition d’un ensemble de neuf pièces : Nine Rivers, explorant les relations entre flux et turbulence. Les dernières pièces de cette « collection » incluent l’électronique : Introitus (commande de l'Ircam en 1989-1990) et Oceanos (1985-1996) ; cette dernière pièce est une synthèse de toutes les autres et y figurent tous les moyens et effectifs de l’ensemble des huit précédentes. Parmi d’autres cycles, nous pouvons citer The book of Elements pour piano (1997-2002), trois livres de duo : les Traumwerk Book (1995-2002). Anthropology, œuvre réalisée pour l’orchestre de Paris comprend de la même façon un grand nombre de parties.

Au catalogue de Dillon figure Philomela, une œuvre scénique datant de 2004 dont il écrit lui-même le livret basé sur la mythologie. Le compositeur qualifie cette œuvre de « musique/théâtre », la distinguant ainsi de l’opéra et du théâtre musical.

Dillon a également été sélectionné par la BBC Television et le Arts Council of England pour réaliser Temp'est (1995) pour la série Sound of Film.

Une importante rétrospective a été consacrée à l’œuvre de Dillon au Huddersfield Contemporary Music Festival en novembre 1995 et à New York en 2001.

  • 1978 : premier prix de composition du festival de Huddersfield.
  • 1982 : Kranichsteiner Musikpreis de Darmstadt pour Parjanya-Vata.
  • 1989 : nommé « musicien de l’année » par le Sunday Times à Londres.
  • 1996 : « fellowship » de la fondation du Japon.
  • 1998 : prix de la Royal Philharmonic Society, pour Traumwerk (book 1).
  • 2001 : « International Distinguished Fellow » de l’université de New York.
  • 2003 : Docteur honoris causa de l’Université de Huddersfield ; prix pour la musique de chambre du Royal Philharmonic Society pour The Book of Elements, vol. 5.

© Ircam-Centre Pompidou, 2007

Sources

  • Richard TOOP, « James Dillon », Grove Music Online. © Oxford University Press, 2007.
  • Éditions Peters.

 

Bibliographie

  • Michael J. ALEXANDER, « The Changing States of James Dillon », Contemporary Music Review, Peter Nelson and Nigel Osborne, éditeurs, Harwood Academic Publishers, vol. 13, part 1, 1995, p. 65 - 84.
  • James DILLON, « Ce que je crois » : Propos recueillis par Eric Denut », Musica Falsa, n° 20, Paris, septembre 2004, p. 26 – 28.
  • James DILLON, « Les instruments spéculatifs », Le timbre, métaphore pour la composition, Ircam- Centre Pompidou, éd. Bourgois, Paris 1985, p. 282 - 292.
  • Elisabeth HOFFMAN, « Textural Klangfarben in James Dillon’s La femme invisible (1989) : An Explanatory Model », Perspectives of New Music, Vol. 43, n° 1, Washington 2005.
  • Peter O’HAGAN, Aspects of British music of the 1990s, ed. Ashgate, Aldershot, 2003.
  • R. WRIGHT, « James Dillon », Contact, n° 24, 1982, p. 20 - 23.

Discographie

  • James DILLON, Armand Angster : clarinette, Jean Paul Celea, contrebasse, ensemble Accroche Note, Cecile Daroux : flûte, 1 Cd Montaigne, 1994, comprenant : Evening Rain ; Sgothan ; Roaring Flame ; Crossing Over ; Come Live With Me ; Ti. Re-Ti. Ke-Dha ; Spleen.
  • James DILLON, « Shrouded Mirrors, for guitar » dans L’album pour guitare : Sheer Plucks: Contemporary Solo Guitar Works, Todd Seelye : guitare, avec des œuvres de Milton Babbitt, Luciano Berio, Elliott Carter, Ursula Mamlok, 1 Cd Music & Arts, 1998.
  • James DILLON, Come live with me, Adolf Fredrik Lindblad, Gavleborg Symphony Orchestra, direction : Mats Liljefors, 1 Cd Sterling, 1996.
  • James DILLON, The Book of Elements, volumes I à V, Noriko Kawai, piano, 1 Cd NMC D091, 2004.
  • James DILLON, Traumwerk ; Quatuor à Cordes n°2 ; Parjanya-vata ; Vernal Shower, Quatuor Arditti, Nieuw Ensemble Amsterdam, 1 Cd Montaigne Naïve, MO 782046, 2001.
  • James DILLON, Ignis Noster ; Helle Nacht ; BBC Symphony Orchestra, direction : Arturo Tamayo, 1Cd Montaigne Auvidis, MO 782038, 1995.
  • James DILLON, Evening Rain ; Sgothan ; A Roaring Flame ; Crossing Over ; Come Live with Me ; ti.re-ti.ke-dha ; Spleen, Ensemble Accroche-Note, 1 Cd Montaigne Auvidis, MO 782037, 1995.

Liens Internet

  • Steven WEIGT, [Notes sur les œuvres de James Dillon] « La femme invisible [For] Chamber Ensemble, [1989] by James Dillon ; L'oeuvre au noir [For] Chamber Ensemble and Live Electronics, [1990] by James Dillon ; Eileadh sguaibe [For] Brass Ensemble, Percussion, and Live Electronics, [1990] by James Dillon ; Introitus [For] Twelve Strings, Tape, and Live Electronics, [1990] by James Dillon ; Second String Quartet, [1991] by James Dillon ; Vernal Showers [For] Solo Violin and Chamber Ensemble, [1992] by James Dillon » in Notes, 2nd Ser., Vol. 55, n° 1, septembre 1998, pp. 195-199, Music Library Association, accès sur le site JSTOR (lien vérifié en novembre 2008).
  • Éditions Peters, http://www.editionpeters.com (lien vérifié en novembre 2008).

 

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